Adresse postale : Yakhia Actions Nord Niger - Mairie de St Marcellin - 38160 St Marcellin
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C’est avec beaucoup d’émotion que nous apercevons au loin un bâtiment en « dur » lors de notre arrivée de AMDIGRA, en plein désert au NIGER, au milieu d'un campement de familles nomades.
L'école de L'ESPOIR, tel est son nom, est la première réalisation de note toute jeune association "YAKHIA".
80 élèves viennent à l’école et ce bâtiment de
Là-bas, des hommes et des femmes ont travaillé pour fabriquer les briques. Séchées au soleil, elles sont ensuite assemblées pour monter les murs.
A Saint-Marcellin, un groupe d’amis a apporté un financement de 800 €.
Pour beaucoup d’entre nous, c'était les premiers pas en Afrique, la découverte d'un pays, le Niger.
Tous diront combien les images, photos, commentaires, ne peuvent donner la réalité.
Les difficultés au quotidien, les problèmes d'eau, d'hygiène, le manque de tout.... Mais aussi découvrir la joie de vivre des enfants, la chaleur humaine, la générosité de toutes ces familles.
Notre séjour a été court, mais nous avons vécu des moments très forts, très émouvants, de rencontres éphémères, mais combien marquantes.
Lors de toutes ces rencontres, les problèmes ont été évoqués tout en essayant de trouver des solutions .Bien sûr, les besoins sont immenses et nous devons faire des choix
Des choix qui s'appuient sur des personnes ou des associations relais ; ce qui permettra de suivre nos projets sur place. Cela nous semble important par respect envers les donateurs.
Nos actions :
- soutenir les ateliers d’artisanat
en allouant un fonds de roulement (150 €) à Amdigra, et par la vente de leur artisanat
- aider les enfants
Certains enfants scolarisés viennent de très loin et restent à l'école à midi, le soir, et même la semaine. Cette prise en charge financière permettra ainsi d'acheter du mil, du riz, base de leur alimentation : 25 € pour un enfant pendant six mois.
achat de tables, bacs et petit rangement à l'école que nous venons de construire à AMDIGRA et IBIZGUAN
Achat de couvertures (10 € la couverture) et de vêtements chauds pour les enfants scolarisés à AMDIGRA et IBIZGUAN
soutien dans les correspondances qui se sont mises en place entre des écoles
création d'une deuxième classe pour remplacer la tente à AMDIGRA
- apporter une aide au niveau des jardins, complément indispensable à leur survie.
Nous ferons également appel à vous pour rassembler de la laine, du fil à broder qui seront remis directement à des coopératives ou à des initiatives de femmes, des médicaments pour les dispensaires ou à des infirmiers complètement démunis.
Nous serons présents également lors de marché pour proposer de l’artisanat local : articles en cuir, des pochettes brodées, des bijoux en argent, des paniers en feuille de palmier. Un cadeau à des amis ou à vous-même, mais aussi un soutien à ces familles.
Nous savons bien que devant tant de misères humaines, notre petite association ne peut apporter qu'un petit peu " une goutte d'eau " ; mais aujourd'hui nous avons rencontré, écouté ces enfants, ces familles et il est très difficile de rester indifférents.
Avec vous, nous pourrons faire plus. Nous le croyons, Alors rejoignez-nous.
Pour toute l’équipe
UNE REALISATION COMMUNE EN 2005 : L'ECOLE DE L'ESPOIR
Afin de donner aux enfants de meilleures conditions de travail, un groupe d'amis Saint Marcellinois ont financé la construction de cette classe à AMDIGRA. Là-bas, les villageois ont tous travaillé, hommes
et femmes à réaliser les briques de terre mélangée à de la paille.
Depuis décembre dernier, les élèves sont accueillis dans cette nouvelle salle de
Nous avons souhaité poursuivre nos actions en créant une association : YAKHIA, actions Nord-Niger
Qui est YAKHIA ?
Son nom en réalité est André MONNET. Natif de Bessins, il est partie en 1962 au Niger à Tchirozérine vivre avec les Touaregs. En 1972, ll est mort d'épuisement lors des premières sécheresses. 33 ans après, ce "marabout blanc" reste présent dans le coeur et dans l'esprit des gens.
Ce voyage a permis de mieux connaître la réalité du terrain, de rencontrer les familles,
Dans tout les cas, les actions retenues répondent à deux exigences,
Être au plus près des gens et améliorer leur quotidien
Être élaborée(s) avec eux.
Au cours de notre voyage, les enfants ont récité ce beau texte
A ma mère,
Femme noire, femme africaine, ô toi, ma mère, je pense à toi
Ô daman, ô ma mère, toi qui me porta
Sur le dos, toi qui m'allaitas, toi qui gouverna mes premiers pas
Toi qui la première m'ouvrit les yeux aux prodiges de la terre
Je pense à toi
Femmes des champs, femmes des rivières, femmes du grand fleur,
Ô toi, ma mère, je pense à toi
Ô daman, ô ma mère, toi qui essayais mes larmes, toi qui me
Réjouissais le coeur, toi qui patiemment supportais mes caprices,
Comme j'aimerais encore, être près de toi, être enfant près de toi !
Femme noire, femme africaine, ô toi ma mère, merci, merci,
Pendant notre voyage, nous avons pu acheter des articles entièrement fabriqués par les Touaregs.
A
Différents objets en cuir, porte monnaies, porte passeport, porte-clef, vannerie, sacs brodés... sont ensuite acheminés à Agadez pour être vendus auprès des touristes.
Nous avons rencontré également des femmes qui tricotent, brodent ou font du crochet.
Certaines accepteraient volontiers de transmettre leurs connaissances à d'autres femmes. Le soutien serait de leur fournir de la laine, du coton.
Les tricots ou vêtements chauds qu'elles peuvent réaliser sont indispensables, car les nuits sont très fraîches 0° environ.
La vente de ses travaux représente par ailleurs un revenu.
D'autres ateliers existent, telle que la fabrication de tapis, nattes à partir de feuilles de palmiers ; mais la grande difficulté reste l'écoulement de leur marchandise. Certains villages ou campements sont vraiment très isolés, sans moyens de locomotion.
Un voyage... des rencontres.... des amitiés
Partis de Marseille chaudement habillés, nous sommes arrivés après 6 h d'avion en plein désert à AGADEZ. La chaleur, le paysage, les habitations, les tenues vestimentaires tout était différent
Nous avons vécu pendant 8 jours avec les familles Touaregs, un séjour de découvertes, d'échanges, de rencontres.
Dimanche 8 janvier 06
Deux heures de route sur des pistes dans le désert de l'Aïr pour atteindre AMDIGRA (un grand village formé de sept quartiers s'étendant sur
Rencontre avec les instituteurs et les élèves ainsi que les membres du COGES (comité gestionnaire des établissements scolaires) et de l'association des parents d'élèves (APE). A noter que les écoles dans les cases sont fermées trois mois pendant la saison des pluies. Rencontre également avec Ibrahim Ghaldouane, secouriste, seule personne qui puisse apporter un peu de soins auprès de toutes ces familles.
En remerciement de notre action et pour fêter notre venue, ils nous ont offert un TAM TAM avec chants des femmes et danses endiablées des hommes touareg dans un nuage de sable.
Lundi matin 9 janvier
Après une nuit magnifique dans le désert, nous visitons, guidés par le jardinier lui-même, un jardin très bien cultivé et irrigué
Avant de les quitter, nous avons tous participé à la plantation d’un jujubier devant l'école.
Retour à AGADEZ dans l'après-midi pour assister à la préparation de la fête du mouton (TABASKI) dans les rues. Nous pouvions voir devant les habitations des moutons égorgés, puis dépecés.
Mardi 10 janvier
Rencontre très conviviale avec la famille d'Ibrahim ATTEFOCK (notre chauffeur et guide). Les parents, les trois fils et leur famille vivent ensemble dans une belle harmonie.
Mercredi 11 janvier et jeudi 12 janvier 06
Départ pour TCHIROZERINE, village qui a été à l'origine de beaucoup de créations faites par le père André MONNET, missionnaire, natif de BESSINS (Isère). Celui-ci a vécu 10 ans partageant la vie des Touaregs de 1962 à 1972 dans des conditions très difficiles. Il est mort d'épuisement à 50 ans lors des premières grandes sécheresses. Il est inhumé près de la petite chapelle, construite près de
Un jardin luxuriant d'arbres fruitiers et de légumes maraîchers - Il faut noter que le Père Monnet était fils d'agriculteurs et a su entre autre expérimenter l'agriculture dans ce pays.
Au dispensaire de Tchirozérine, nous avons rencontré l'équipe de soins (13 personnes au total) et en particulier un infirmier, Rhissa Rhossey, qui a véritablement un talent d'écriture. Il vient d'être édité pour la première fois et c'est un grand évènement, pour lui, sa famille, ses amis. Il quittera pour la première fois son pays à l'invitation de
Vendredi 13 janvier
Nous nous rendons dans une école nomade qui vient d'ouvrir. Almoustapha TAMBO, enseignant, nous accueille.
La classe se déroule à l'ombre des arbres ou dans une case lorsque le vent de sable souffle. Les enfants et leur maître aussi sont accroupis à même le sable faute de matériel.
Beaucoup d'émotions lorsque nous leur avons remis des cahiers, crayons, craie, dictionnaires, des dessins et cadeaux réalisés par les enfants de l'école maternelle de la plaine de Saint-Marcellin.
Samedi 14 janvier
C’est le retour avec des souvenirs pleins la tête et les yeux... A revivre
Michèle
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